Les auteurs présents au festival

Abdelhak Najib

Le Temps du rêve (Orion)

En 386 pages, Abdelhak Najib nous invite dans l’univers fantastique de la peinture. Un voyage dans cet art pictural marocain qui a connu des mouvements divers selon les générations et les périodes. Publié par les Editions Orion, cette œuvre où la littérature s’invite dans l’enceinte des arts visuels, et où le texte se lit intimement grâce à l’image est un véritable hymne à la peinture marocaine. Imprimé en grand format et agrémenté de belles illustrations, il inaugure une collection de beaux livres dédiés à l’art Marocain tel que la sculpture, le design la photographie, ou encore le cinéma…
​Cet ouvrage inédit, est un voyage dans les œuvres de grands noms de la peinture marocaine, toutes époques et générations confondues. Des univers différents mais qui ont comme point commun le traitement de l’humain dans leurs travaux à travers des périodes picturales successives.

 

Finis gloriae Mundi (Orion)

« Finis Gloriae Mundi est un voyage spirituel dans des univers comme l’alchimie, les anciennes civilisations, l’histoire, et l’archéologie interdite ». Ce recueil, qui est un livre chamanique riche de mystère, d’alchimie et d’hermétisme, va au-delà du temps en essayant de balayer toute temporalité, sortir de l’espace et aller rencontrer d’autres
univers éthérés et élevés dans une forme d’évanescence à la fois dans l’écriture et le style.
J’ai essayé de rendre hommage à Finis Gloriae Mmundi qui est le titre du dernier ouvrage de Fulcanelli, le grand alchimiste qui n’a jamais été publié et a été retiré à Eugène Canseliet qui a sorti les deux premiers livres (Mystère des Cathédrales et les demeures philosophales).
Le recueil en entier est traversé par la voix chamanique de la femme ancienne. C’est de ma mère qu’il est question. Ma mère l’éternelle, qui transcende le temps, défie l’espace et nous crée d’autres lieux de retrouvailles. »
(Abdelhak Najib)

 

Ce que m’ont dit les peintres (Orion)

« Pour s’écrire, pour écrire, pour réécrire ce que les absurdités de la rue lui donnent à penser, ce que le jeu des formes et des couleurs lui donnent à voir et à rêver, Abdelhak Najib a besoin de vivre au sens sartrien du mot, il a besoin d’intensifier sa présence au monde, de multiplier les situations du vécu, de se frotter à tout ce qui peut le toucher, l’interpeler, lui parler, le faire tordre de rire ou gueuler de colère quitte à ce que cela se passe sur un plateau de télé, dans un champ de guerre, dans les couloirs de la mort ou sur un terrain de football. L’essentiel c’est d’être là ou l’humain se fait sentir, là où il se voit souffrir, là où il s’entend maudire sa vie ou même sa mort.

Ainsi, après avoir réglé ses comptes avec son passé sur les territoires de Dieu, après avoir fait le procès de ce qu’il appelle une révolution ratée dans Le printemps des feuilles qui tombent, le voilà qui revient d’une pérégrination solitaire aux abords de la peinture marocaine à travers son dernier essai Ce que m’ont dit les peintres aux Editions Orion.

Cet écrit est le carnet de voyage d’un périple entrepris à travers les œuvres de treize peintres contemporains s’exprimant au Maroc, un périple entrepris avec comme seuls bagages une sensibilité savante à l’art et un intérêt frénétique à tout ce qui touche à l’homme. Le voyage de l’auteur est moins « une visite technique » qu’une pénétration dans les profondeurs de l’expression artistique dans les moindres bruissements des pinceaux, dans les mots et les silences, les regards prolongés et les marches lentes des peintres rencontrés au cœur de l’amitié. On dirait que ces peintres et ces peintures avaient murmuré leurs secrets à l’homme qui écoute car c’est à l’homme qui sait écouter qu’ils semblent avoir envie de parler.

Sur les chemins parsemés de graines d’art et d’amitié, Abdelhak Najib rencontre Farid Belkahia, Mohamed Kacimi, Mahi Binebine, Miloud Labiad, Aissa Ikken, Omar Bouragba, Saâd Hassani, Bouchta El Hayani, Houssine Mimouni, Bill West, Abdelhay El Mellakh, Karim Marrakchi et Houssein Talal. »

Pr. Abdelali Errehouni (mazagan24.com)

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Le Printemps des feuilles qui tombent (Les Infréquentables)

Après le succès du livre « Les territoires de Dieu », l’écrivain et journaliste, Abdelhak Najib, vient de publier un nouveau roman. Véritable chronique noire d’un hiver arabe, il s’agit d’une plongée sans concessions dans les réalités des printemps arabes dans une histoire qui porte un titre très significatif : « Le printemps des feuilles qui tombent ».  Dés les premières pages, le ton est donné. Humour noir, ironie et description au vitriol d’un Casablanca qui prend des allures de monstre dévorant ses propres enfants.

Si dans “Les territoires de Dieu” le décor est planté dans le quartier mythique de Hay Mohammadi, dans “Le printemps des feuilles qui tombent”, c’est l’ancienne médina de Casablanca, une autre place forte de l’imaginaire marocain,  qui sert d’espace narratif pour ce roman où l’auteur règle ses comptes avec sa ville natale et ses horribles visages d’aujourd’hui.

Le roman raconte le périple de deux jeunes amis, Si Mohamed et Khalid. Le premier est un vendeur de poisson bardé de diplômes. Le second un révolutionnaire convaincu. Si Mohamed passe la journée à nager derrière la grande mosquée Hassan II. Il veut passer un concours de traversée du détroit de Gibraltar pour gagner un billet d’entrée en Espagne. Khalid veut changer le monde. Rien que cela. Chacun son rêve, chacun ses désillusions. Les événements s’enchainent et finissent dans un réquisitoire contre la politique, les idéologies obscurantistes, les magouilles et autres calculs d’intérêts pour museler une jeunesse aux abois. Abdelhak Najib nous gratifie de quelques passages drôles, cyniques sur l’ivresse du pouvoir, les manipulations et l’hypocrisie ambiante.

Le propos est toujours mordant, incisif, avec des envolées lyriques sur l’amour, la passion et le désir dans cette belle idylle entre Si Mohamed et la belle Selma, une riche  jeune bourgeoise révoltée, qui paie un lourd tribut à sa volonté de changer de vie. Ce qui frappe aussi dans ce texte très nerveux, écrit de manière cinématographique, c’est ce rythme effréné, cette vitesse des séquences, comme  si les événements devaient s’enchaîner pour aboutir à ce final terrible qui se déroule dans un cimetière : comme une fin du monde. Le style est clair, limpide, sans trop d’effets, mais juste une fluidité dans le propos qui rend ces 132 pages très aisées à lire et d’une traite.

Il s’agit donc d’un roman très actuel sur les printemps arabes, leurs illusions et leurs désillusions, sur la mort du rêve dans un monde arabe sans repères. C’est là le second volet de la trilogie de Abdelhak Najib consacrée à Casablanca. Après “Les territoires de Dieu”, le second volet ferme un chapitre noir avant de nous livrer le troisième volet dont le titre annoncé par l’auteur donne déjà une idée sur le contenu : « Meurtre parfait à Anfa ».  Et la boucle sera bouclée dans un récit dont Casablanca devient le véritable personnage des écrits de Abdelhak Najib.
(Kawtar Firdaous – L’Observateur)

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Les Territoires de Dieu (Les Infréquentables)

Abdelhak Najib est écrivain, chroniqueur, animateur-télé et journaliste. Né à Casablanca en 1969, il a occupé plusieurs postes de rédacteur en chef dans différentes publications nationales. Critique d’art et de cinéma, il est aussi essayiste et spécialiste du terrorisme. Il a publié plusieurs reportages de terrain, de l’Espagne au Royaume-Uni en passant par la France, l’Italie et l’Allemagne, sur les filières jihadistes marocaines en Europe. Un travail qui retrace plus de deux décennies de parcours jihadiste de plusieurs activistes marocains, de l’Afghanistan à Daech, en passant par les cellules d’Al Qaida en Espagne et le recrutement pour l’Irak et la Syrie.
Abdelhak Najib a aussi réalisé plusieurs portraits au sein du couloir de la mort de la prison centrale de Kénitra. Une série de portraits qui feront bientôt l’objet d’une publication sous le titre :
« Vivre dans le couloir de la mort ».
Abdelhak Najib présente depuis mars 2014, l’émission « Sada Al Ibdae », le premier Talk Show culturel sur la chaine de télévision Al Oula. Son premier roman Les Territoires de Dieu vient de paraître aux éditions Les Infréquentables.

 

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Tous les auteurs présents au festival :
Mahi Binebine Mohamed Aït Laamim Izza Fartmis Abdelkhalek Jayed Soufiane Marsni Ahmed Louisi Mital Ziyadi Yassin Adnan Valérie Trierweiler Najat Dialmy Léonora Miano Fatiha Karkaba Faouzia Moundib Abdellah Baïda Eve Duciel Tahar Ben Jelloun Mohamed Nedali Mohamed Ouissaden Noureddine Bazine David Foenkinos Philippe Bichon Moha Souag Nadia Mouttafiq Abdelaziz Lhouidek Ghizlaine Chraibi Patrick Poivre d'Arvor Zineb Mabssout Ahmed Fertat Véronique Sédro Jalil Bennani Evelyne Dress Emmanuel Pierrat Abdellatif Aadil Alaa Kaid Hassab Abdelghani Fennane Al Azalya Mohamed Chouika Halima Hamdane Mohamed El Boughali Youssef Gharnit Siham Bouhlal Souad Jamaï Fatima El Bouanani Hicham Houdaïfa Rabiaa Bouznad Henri Michel Boccara Fatima Gueisser Abdelkebir Al Manaoui Jean-Yves Maisonneuve Abderazzak Benchaâbane My Seddik Rabbaj Omar Fertat Fatiha Moufak Miloudi Nouiga Imane Kendili Parola Jean-Marie Heydt Youssef Wahboun Isabelle Six, Benoît Maire et Brahim Bakass Meryem Hadj Hamou Abdelhak Najib Muriel Augry Ouadih Dada Lilya Zekraoui Viktor Lazlo Lucile Bernard Maryam Abdelmajid Boureddad Abdelhaï Sadiq
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